http://makkabylie.blogspot.fr/

lundi 21 avril 2014

VIDEO. Algérie: violente répression du mouvement berbère en Kabylie - Le Parisien



VIDEO. Algérie: violente répression du mouvement berbère en Kabylie



Publié le Lundi 21 Avril 2014, 17h42 |
Mis à jour : 20h20






Agrandir
Réduire



Dimanche 20 avril. Une scène illustrant la répression du mouvement culturel berbère à Tizi Ouzou.
La violence continue à Tizi-Ouzou, en Kabylie, à une centaine de kilomètres à l'est d'Alger. Des manifestants qui célébraient dimanche le 34e anniversaire du printemps berbère ont été violemment réprimés par les forces de l'ordre. Selon les autorités, cette marche pacifique n'a pas obtenu l'autorisation. Répondant à l'appel du mouvement culturel bérbère (MCB), du mouvement pour l'autonomie kabyle (MAK, non agréé par l'Etat) et au Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), un parti qui avait boycotté l'élection du 17 avril, les manifestants, pour la plupart des étudiants, ont entamé leur marche du campus universitaire vers le centre-ville avant d'être empêchés par les forces de l’ordre, en nombre. 
Criant «pouvoir assassin», les manifestants ont brandi des emblèmes berbères et exprimé leur rejet du système. «La situation a vite dégénéré, raconte un habitant. La police a tenté de les disperser à coups de matraque, de gaz lacrymogène. Les marcheurs ont répliqué par des jets de pierres et autres projectiles. Ils couraient dans tous les sens. J'ai vu plusieurs arrestations très violentes. Tout le quartier est devenu irrespirable en peu de temps».

Les partis politiques dénoncent la brutalité des forces de l'ordre

Selon d'autres témoignages recueillis auprès des riverains de l'université de Tizi Ouzou, «on dénombre plusieurs blessés, dont deux graves», parmi les manifestants. Une vingtaine de policiers ont également été blessés, selon les autorités. Les affrontements ont repris lundi. Des étudiants se sont à nouveau rassemblés malgré les avertissements des autorités et réclament la libération de leurs camarades arrêtés la veille. «Des employés habitants les villages lointains de la ville ont dû quitter plus tôt leur travail afin d'éviter les violences qui secouent la ville. Les affrontements ont lieu également la nuit, les gens ont peur», raconte encore une autre habitante de Tizi Ouzou. Des étudiants de Bouira, une autre localité de la région, ont également dénoncé la répression dont il ont fait l'objet en célébrant le printemps berbère.

Des partis politiques, dont le RCD et le FFS, très implantés dans cette région, ont dénoncé la violence des policiers. Peu après, alors qu'une vidéo postée par un habitant, fait état de la brutalité des forces de l'ordre en civil et en uniforme, la Direction Générale de la Sûreté nationale (DGSN) a annoncé avoir ouvert une enquête sur cette vidéo «montrant des agissements de policiers contraires à l'éthique». «Le contenu de la vidéo montre des agissements inadmissibles et portant préjudice au corps de la police, quelles qu'en soient les motivations», a commenté un responsable de la DGSN.

La direction de la police ordonne une enquête sur les dérives

Le patron de la DGSN a ordonné de «prendre toutes les mesures disciplinaires et légales qui s'imposent contre toute personne qui porte atteinte à la dignité du citoyen et à l'éthique professionnelle», a expliqué le commissaire Djilali Boudalia, cité par l'agence officielle APS qui n'a pas fait état des violences dimanche.

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie a dénoncé dans un communiqué des «moyens répressifs contrastant avec l'élan pacifique qui anime les citoyens venus exprimer leur fidélité au message du printemps amazigh (berbère). Il y a 34 ans, alors que l'Algérie était encore sous le régime du parti unique FLN toujours au pouvoir, la Kabylie s'était soulevée pour la reconnaissance de l'identité et de la culture berbères.

La répression du mouvement avait culminé le 20 avril 1980 quand les forces de l'ordre ont pris d'assaut l'université de Tizi-ouzou, fer de lance de la contestation. Depuis, cette date est commémorée chaque année par des manifestations souvent festives.


Vidéo amateur d'un habitant de Tizi Ouzou.Le Parisien

Vidéo : brutalités policières en Kabylie | Les Observateurs de FRANCE 24

Vidéo : brutalités policières en Kabylie








Capture d'écran de la vidéo ci-dessous.

 

Chaque année, le 20 avril, des marches sont organisées par des
associations en Kabylie pour commémorer le "printemps berbère" de 1980.
Mais au lendemain de l'élection présidentielle, cette commémoration
s'est transformée en émeutes, réprimées de manière particulièrement
violente par la police, comme en témoigne cette vidéo.

 

La scène a eu lieu dans la rue des Frères Touabi, à Tizi Ouzou,
dans le quartier dit de La Tour, au sud de la ville. On y voit des
agents de la sécurité, en uniforme et en civil, tabasser des
manifestants. Une scène particulièrement brutale a choqué les
internautes : à partir de 1'10, un jeune homme, étendu par terre torse
nu et a priori inconscient, est roué de coups de pied et trainé par deux
hommes en civil.

 




 
La scène a eu lieu dimanche 20 avril dans l'après-midi. Plusieurs Observateurs nous ont affirmé avoir assisté à des scènes similaires, où des policiers, en uniforme ou en civil, frappaient des manifestants à mains nues ou avec des matraques. FRANCE 24 a tenté de contacter les autorités algériennes pour avoir leur réponse à ces accusations, sans succès.
 
Link (pseudonyme), qui travaille dans le quartier de La Tour et a assisté aux violences, précise :
 
Le nombre d'agents et de camions déployés cette année était impressionnant. La marche a démarré boulevard Krim Belkacem mais, peu de temps après, les forces de l'ordre ont ordonné aux manifestants de se disperser. Les marcheurs ont refusé d'obtempérer et ça a dégénéré.
 
Il y a eu des violences d'un côté comme de l'autre. Les manifestants, eux, jetaient des pierres. Mais la réaction des policiers a été extrêmement violente. Ils frappaient souvent au visage, même si les manifestants n'étaient que des adolescents. À cause des élections, ils ont sans doute voulu étouffer la manifestation de manière radicale, avant qu'elle ne prenne trop d'ampleur.
 
L'élection présidentielle du 17 avril a été remportée dès le premier tour par le président sortant Abdelaziz Bouteflika, avec 81,53 % des voix. Des élections émaillées de violences en Kabylie, où des bureaux de vote ont été brûlés.
 
Le "printemps berbère" fait référence à un mouvement de contestation né en 1980 dans les régions berbérophones du pays, qui appelait à l'officialisation de la langue tamazight et la reconnaissance de la culture berbère en Algérie.

URGENT/ Kabylie : Reprise des affrontements entre les citoyens et les forces de répression à Tizi-Wezzu

URGENT/ Kabylie : Reprise des affrontements entre les citoyens et les forces de répression à Tizi-Wezzu



21/04/2014 - 17:12




TIZI-WEZZU (SIWEL) — Les affrontements provoqués par des éléments
des services de répression, hier, lors de l'interdiction de la marche du
MAK, ont repris de plus belle, aujourd'hui dans la ville de Tizi-Wezzu.






Les affrontements reprennent de plus belle à Tizi-Wezzu. PH/DR

Les affrontements reprennent de plus belle à Tizi-Wezzu. PH/DR



Ces affrontements, toujours provoqués par la police de Bouteflika,
sont survenus après le sit-in observé par les étudiants de l'université
de la ville. Plus de 5 blessés ont été évacués à l"'hôpital et une
dizaine d'arrestations a été opérée parmi les rangs des manifestants.
Nous y reviendrons.




aai


SIWEL 21 1612 AVR 14

dimanche 20 avril 2014

La presse Sud Africaine souligne l’incapacité de Bouteflika à présider l’Algérie | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Réélection de Bouteflika




Bien qu’Alger ait soutenu l’ANC
de Mandela, avec armes et soutien politique, les sud-africains se sont
rendus à l’évidence que l Algérie indépendante a remplacé le colon
français et que le mythe du FLN est définitivement enterré ainsi que la
légitimité historique. La visite du vice-président du Gouvernement
Provisoire Kabyle (GPK) en Afrique du Sud, Lyazid Abid, s’avère très
fructueuse puisque le GPK a suscité un vif intérêt et la considération
de la presse de ce pays et des responsables politiques.


20/04/2014 - 00:10 mis a jour le 20/04/2014 - 00:29 par


Saïd F.

L’entêtement du régime et du clan de Bouteflika à rester au pouvoir
est devenu le sujet favori de la presse même des pays lointains. Ce
matin, le journal Citizen, quotidien le plus lu au pays de Mandela, a
consacré un long article sur la réélection de Bouteflika. « La
démocratie pratiquée en Algérie, assez comique, ne peut pas passer sans
réfléchir sur les élections qui ont eu lieu cette semaine », lit-on au
début d’article.

Le journaliste a mis en exergue l’incapacité physique de Bouteflika
d’assurer convenablement sa tâche de chef d’Etat. « Un chef de l’Etat
qui a besoin d’être assisté pour se rendre à l’isoloir, cherche
maintenant la réélection après avoir été dans le fauteuil pendant plus
de 15 ans », note le rédacteur de l’article.
Le journal Citizen a
comparé Bouteflika au célèbre dictateur africain « de fou Bob, notre
voisin, et son règne de terreur si ardemment soutenu par le président
Jacob Zuma ».

Le quotidien Citizen a mentionné que le régime algérien est à la fois
militaire et policier et ne tolère aucune opposition au régime et qui
réprime dans le sang toute forme de protestation politique pacifique.
Les scandales en série de corruption des ministres algériens dont le
frère de Bouteflika et lui-même sont impliqués directement sont
également révélés par le quotidien Sud Africain.

L’auteur de l’article a signalé que la corruption est généralisée et a
pris des proportions alarmantes depuis la réélection de Bouteflika et
toutes les institutions de l’Etat sont gangrenées par ce phénomène.
Le
journaliste a mentionné aussi l’instrumentalisation de la religion à
des fins politiques par le pouvoir algérien qui a encouragé l’islamisme
radical depuis l’arrivée de Bouteflika au pouvoir.

Une longue partie de cet article détaillé sur la situation politique
en Algérie est consacré sur la persécution du peuple Kabyle et Mozabite
par le régime raciste d’Alger. Un article qui se veut objectif, sans
langue de bois, qui ne ménage pas le régime meurtrier d’Alger. Une
première.

Saïd F.



samedi 19 avril 2014

Conférence sur la situation dans le M'zab

Conférence sur la situation dans le M'zab
  
Conférence sur la situation dans le M'zab
à l'ACB avec le Dr Fekhar
Animée par Arezki Metref

Lundi 21 avril 2014
à 15h30 à l'ACB

L'ACB invite le Dr Fekhar à une conférence sur  la situation dans le M'zab
cette conférence à  Paris sera l'occasion d'alerter l'opinion publique , les journalistes, les organisations des droits  de l'homme et les élus sur la gravité des évènements et dénoncer le climat de terreur dans lequel est plongée la région de Ghardaia.

Cette conférence remplace la conférence « l’enseignement du Tamazight en Algérie » qui était prévue à la même date (celle-ci étant reportée nous vous tiendrons informés des nouvelles dates dès que possible).

Dépêches de SIWEL - Agence kabyle d'information : Présidentielle algérienne : preuve de fraude caractérisée


Présidentielle algérienne : preuve de fraude caractérisée



19/04/2014 - 02:47 par SIWEL - Agence kabyle d'information

ALGER (SIWEL) — La télévision algérienne a donné les résultats de l’élection présidentielle du 17 avril dans la wilaya de Ghardaia, le total des résultats des 6 candidats en lice est de... 105,99 % !

Présidentielle algérienne : preuve de fraude caractérisée
A rappeler que le grabataire Bouteflika a été déclaré élu pour un 4e mandat avec... 81,53 % !
Cela augure bien de l’étendue des tripatouillages des officines algériennes passées expertes en la matière...

En Kabylie, où le mot d’ordre du boycott avait été suivi à la lettre, la moyenne de 15 à 20 % attribuée à chaque bureau de vote en Kabylie est obtenu en multipliant par 10 le vrai taux, et les votants sont pour la majorité des fonctionnaires de l’administration arabe et des militaires occupant la Kabylie.

wbw/rdb
SIWEL 190154 AVR 14

vendredi 18 avril 2014

Gouvernement provisoire kabyle : « La Kabylie dit non à la présidentielle algérienne en Kabylie »

Gouvernement provisoire kabyle : « La Kabylie dit non à la présidentielle algérienne en Kabylie »


18/04/2014 - 21:41

PARIS (SIWEL) — Dans une déclaration rendue publique, ce vendredi,
le Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad), par la voix de son
le porte-parole M. Makhlouf Idri, salue le courage et la bravoure des
citoyens kabyles qui se sont dressés comme un seul homme, ce 17 avril,
pour défendre l’honneur de la Kabylie en boycottant cette énième
mascarade électorale algérienne.


M. Makhlouf Idri, porte-parole de l'Anavad. (PH/SIWEL)

M. Makhlouf Idri, porte-parole de l'Anavad. (PH/SIWEL)

ANAVAḌ AQVAYLI UΣḌIL

GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE

PROVISIONAL GOVERNMENT OF KABYLIA


LA KABYLIE DIT NON A LA PRESIDENTIELLE ALGERIENNE SUR SON TERRITOIRE


L’élection présidentielle, ce tour de clownerie qui, ce 17 avril
2014, a fait de l’Algérie la risée du monde entier, vient d’avoir lieu.
Le résultat attendu, non pas des urnes mais d’une décision de la
hiérarchie militaire, va être proclamé sans surprise.


Les Bouteflika, comme leurs prédécesseurs, peuvent continuer à régner en pantins d’une clique de généraux.


La Kabylie qui, avant la tenue de ces élections, les a déclarées
étrangères à son peuple, n’a pas été entendue et des bureaux de votes
ont été installés sur son territoire. C’est ce qui a déclenché la colère
de ses citoyens qui, tôt le matin de ce scrutin de dupes, ont investi
les centres de vote où les urnes ont été brûlées.


Des barricades ont aussi été dressées pour empêcher l’arrivée de
renforts de forces de répression contre les manifestants kabyles. Des
heurts entre gendarmes et citoyens ont duré toute la journée et se sont
soldés par plus de 120 blessés.


Le régime algérien a utilisé des hélicoptères pour bombarder au
gaz lacrymogène les manifestants aux prises avec ses troupes pour
avantager ces dernières. Rien n’y fait. La Kabylie est sortie
victorieuse de cette épreuve à travers laquelle elle s’est réappropriée
son espace territorial et a réaffirmé sa volonté d’exister par
elle-même.


La Kabylie vient d’adresser les messages suivants au pouvoir algérien, en prenant à témoin l’opinion internationale :


1-) « La seule élection à laquelle la Kabylie est prête à
participer est celle de son référendum pour son autodétermination »


2-) « La Kabylie n’appartient qu’au peuple kabyle ».


Le pouvoir algérien, dont plus personne ne discute le sens du
ridicule, a annoncé des taux de participations en Kabylie défiant toute
vraisemblance et qui elle les situe à peine à 2% en réalité.


Le Gouvernement Provisoire Kabyle condamne la violence et la
répression que déploie l’Etat algérien contre la Kabylie et met en garde
contre toute tentation de représailles ultérieures contre ses citoyens.


Il salue le courage et la bravoure de tous ceux qui se sont
dressés comme un seul homme, ce 17 avril, pour défendre l’honneur de la
Kabylie.


Il exhorte la jeunesse Kabyle à l'extrême vigilance et à la
lucidité pour que, par l’intelligence et l’action politique, elle
entretienne la mobilisation citoyenne en faveur du droit de la Kabylie à
son autodétermination.


L’Anavad appelle le peuple kabyle à descendre en masse dans la rue
pour commémorer ce 20 avril 2014, dans la l’unité et la dignité le
printemps Noir de 2001-2003 et ses victimes (130 morts et 5000 blessés)
qui ont prolongé le printemps amazigh de 1980 et la révolte du 29
septembre 1963.




Vive la Kabylie libre


Vive le droit des peuples à leur autodétermination


Le 18/04/2014


Pour l’Anavad en exil,

Makhlouf IDRI


Porte-parole du Gouvernement provisoire kabyle en exil

Urgent : des arrestations à Chorfa | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Emeutes à Tuviret








18/04/2014 - 20:51 mis a jour le 18/04/2014 - 20:52 par


La Rédaction


Nous
venons d’apprendre l’arrestations de 23 jeunes ce soir à Chorfa
(Tuviret). Les émeutes continuent. Des blessés sont à dénombrés. On nous
signale que la région est une nouvelle fois survolée par de nombreux
hélicoptères. Tamurt.info reviendra sur la situation des jeunes gens
interpellés.


Hier, toujours dans la région de Tuviret, à Haizar, les services de
sécurités ont procédé à l’arrestation d’une vingtaine de jeunes. Ils ont
été relâchés en fin d’après-midi. Parmi eux se trouvait Azzedine Nedja ,
un militant du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK).




Tubirett : plusieurs blessés et des arrestations lors des émeutes à Cheurfa

Tubirett : plusieurs blessés et des arrestations lors des émeutes à Cheurfa



18/04/2014 - 20:53




CHEURFA (SIWEL) — Plusieurs personnes ont été blessées et d'autres
ont été arrêtées lors des émeutes qui ont éclaté depuis hier, à Cheurfa,
dans le département kabyle de Tubirett.






Emeutes hier en Kabylie. PH/El Watan

Emeutes hier en Kabylie. PH/El Watan



Comme signe de rejet des élections présidentielles algériennes qui
ont porté au trône, pour la quatrième fois Bouteflika, le peuple kabyle
a fait montre du saccage des urnes. Ainsi, à Cheurfa, des émeutes ont
secoué la ville depuis hier, faisant plusieurs blessés parmi les jeunes
manifestants. Comme riposte, le régime criminel a procédé à des tirs de
bombe lacrymogènes qui ont atteint plusieurs personnes. Plusieurs
autres, au nombre de 23 ont été arrêtées par les services de répression.
A l'heure où nous mettons en ligne les émeutes se propagent dans la
région et le risque d'un embrasement de la Kabylie n'est pas écarter.





aai


SIWEL 18 2051 AVR 14

96 manifestants blessés | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Emeutes en Kabylie

96 manifestants blessés

R.Moussaoui pour Tamurt.info




Le pire a été évité par des
sages et des militants du Mouvment pour l’Autodétermination de la
Kabylie (MAK) qui sont intervenus pour calmer les esprits et appeler les
jeunes à la sagesse. Les gendarmes ont arrosé des manifestants de
bombes lacrymogènes pour les disperser.

18/04/2014 - 15:15 mis a jour le 18/04/2014 - 19:34 par


R. Moussaoui


Les
violents affrontements qui ont lieu hier en Kabylie et notamment à
Vgayet et à Tuviret ont été soldés par plus de 96 personnes blessés,
dont une vingtaine sont dans une situation grave, selon des sources
hospitalières. Plus de 50 jeunes ont été touchés par des projectiles et
des bombes lacrymogènes des gendarmes dans la région de Tuviret, au sud
de la Kabylie. Au nord de Vgayet, plusieurs personnes sont aussi admises
aux services des urgences pour blessures graves. La journée d’hier
était sanglante.



Le pire a été évité par des sages et des militants du Mouvment pour
l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) qui sont intervenus pour calmer
les esprits et appeler les jeunes à la sagesse. Les gendarmes ont arrosé
des manifestants de bombes lacrymogènes pour les disperser.

« Lorsque
on nous kidnappe et que l’on fait face au terrorisme, on a jamais vu
ces gendarmes avec des hélicoptères, aujourd’hui, puisqu’il s’agit de
l’élection leur roitelet de Bouteflika ils ont mobilisé tous les moyens
en leur possession », fera remarquer un jeune de Raffour. Les gendarmes
ont fait preuve d’une atrocité qui rappelle aux jeunes Kabyles ce
qu’ils ont vécu durant les années 2000.



A Afir, une région Berbérophone de la région de Boumerdès, 5 jeunes
ont été aussi blessés lors d’affrontements avec les services de
sécurité, durant la soirée d’hier, juste après l’annonce de la victoire
de Bouteflika.



Le nombre de gendarmes et de CRS blessés se compte par plusieurs dizaines, mais aucun chiffre n’est disponible pour le moment.


R.Moussaoui


mercredi 26 mars 2014

Oulahlou Ulac Smah Ulac by Mohandinho.wmv



Publiée le 14 avr. 2012



Une Chanson kabyle montre la résistance du peuple kabyle envers un pouvoir assassin

mercredi 22 janvier 2014

MATOUB LOUNES LE FRERE ABSENT !





" La popularité que j'ai acquise au fil des années, j'ai failli la payer cher. J'avais écrit une chanson contre Chadli ; or, s'attaquer au président de la République algérienne en 1980
équivalait à un crime. J'ai donc été arrêté à plusieurs reprises à l'époque. Voyant que cela
ne m'empêchait ni de chanter, ni d'écrire, ni de dire ce que je pensais, le pouvoir, aidé de la sécurité militaire, a eu recours à une méthode beaucoup plus pernicieuse : le discrédit
En 1985, beaucoup de bruits se sont mis à courir sur mon compte. On ne savait pas d'où ils venaient mais ils prenaient de plus en plus d'importance. Rumeur terrible, impitoyable. On a commencé à faire courir le bruit que je travaillais pour le pouvoir. En cette période très tendue politiquement, il y avait beaucoup d'arrestations d'opposants. Mes amis, mes proches étaient arrêtés. Moi pas. On a commencé à s'interroger à haute voix.Comment expliquer qu'à l'époque de la création de la Ligue des droits de l'homme alors que les fondateurs étaient tous envoyés en prison et torturés -, je n'aie pas été inquiété ? Le sou

" La popularité que j'ai acquise au fil des années, j'ai failli la payer cher. J'avais écrit une chanson contre Chadli ; or, s'attaquer au président de la République algérienne en 1980
équivalait à un crime. J'ai donc été arrêté à plusieurs reprises à l'époque. Voyant que cela
ne m'empêchait ni de chanter, ni d'écrire, ni de dire ce que je pensais, le pouvoir, aidé de la sécurité militaire, a eu recours à une méthode beaucoup plus pernicieuse : le discrédit
En 1985, beaucoup de bruits se sont mis à courir sur mon compte. On ne savait pas d'où ils venaient mais ils prenaient de plus en plus d'importance. Rumeur terrible, impitoyable. On a commencé à faire courir le bruit que je travaillais pour le pouvoir. En cette période très tendue politiquement, il y avait beaucoup d'arrestations d'opposants. Mes amis, mes proches étaient arrêtés. Moi pas. On a commencé à s'interroger à haute voix.Comment expliquer qu'à l'époque de la création de la Ligue des droits de l'homme alors que les fondateurs étaient tous envoyés en prison et torturés -, je n'aie pas été inquiété ? Le sou



"Les choses ont failli tourner dramatiquement,quelque temps après la parution de cet
article, alors que je me trouvais avec un ami près de la gare Saint-Lazare. Nous descendions la rue d'Amsterdam lorsqu'une voiture passe en trombe à notre niveau. On nous tire dessus.Nous n'avons eu que le temps de nous cacher derrière une automobile en stationnement et de voir qu'à l'intérieur du véhicule qui nous avait visés, il y avait des Nord-Africains.À la même époque, des tracts ont été distribués contre moi dans les quartiers à forte concentration émigrée. Aucun producteur n'a voulu éditer la cassette sur l'accord de Londres.Par la suite, j'ai su que tous avaient reçu des menaces, d'où leur peur."
MATOUB IN LE REBELLE.

"Les choses ont failli tourner dramatiquement,quelque temps après la parution de cet
article, alors que je me trouvais avec un ami près de la gare Saint-Lazare. Nous descendions la rue d'Amsterdam lorsqu'une voiture passe en trombe à notre niveau. On nous tire dessus.Nous n'avons eu que le temps de nous cacher derrière une automobile en stationnement et de voir qu'à l'intérieur du véhicule qui nous avait visés, il y avait des Nord-Africains.À la même époque, des tracts ont été distribués contre moi dans les quartiers à forte concentration émigrée. Aucun producteur n'a voulu éditer la cassette sur l'accord de Londres.Par la suite, j'ai su que tous avaient reçu des menaces, d'où leur peur."
MATOUB IN LE REBELLE.

mercredi 11 décembre 2013

Colloque jeudi prochain à Tizi-Ouzou sur l’opération « Oiseau bleu » | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Guerre d’indépendance de l’Algérie
Colloque jeudi prochain à Tizi-Ouzou sur l’opération « Oiseau bleu »

De Tizi-Ouzou, Saïd Tissegouine

Du côté algérien, l’opération « l’Oiseau Bleu » ne figure même dans les manuels scolaires. Autant dire alors que même nos universitaires ne maîtrisent pas comme il se doit, voire pas du tout, ce dossier. C’est dans cette quête de vérité et la réhabilitation de cette opération historique que l’Union Nationale de la Jeunesse Algérienne (UNJA), Secrétariat de wilaya de Tizi-Ouzou que préside M. Saâdi Si M’hidine, a programmé un colloque autour de ce thème pour la journée de jeudi prochain à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.
11/12/2013 - 00:10 mis a jour le 10/12/2013 - 22:18 par Saïd Tissegouine

Cinquante-huit (58) ans nous séparent de la célébrissime opération militaire menée en Kabylie connue sous l’identité baptismale « l’Oiseau Bleu ». Est-ce pour autant cependant que Français et Algériens, les jeunes notamment, connaissent comme il se doit cet événement historique dégageant une odeur amère pour l’armée française et une senteur de « jasmin » pour l’armée algérienne, héritière de l’ALN-FLN ? Assurément non puisque de l’autre côté de la Méditerranée, même les intellectuels, y compris ceux ayant évolué dans les rangs de l’armée et vécu cette période, s’opposent des thèses et des analyses.

Normal dans la mesure où l’armée française, à l’instar de toutes les armées du monde, n’ouvre pas les grandes portes à ses salles d’archives. C’est pourquoi, les travaux des chercheurs et spécialistes de la guerre d’Algérie, notamment ceux consacrés aux raisons du camouflet subi par l’armée française lors de cette opération, sont en quelque sorte pusillanimes.

Du côté algérien, l’opération « l’Oiseau Bleu » ne figure même dans les manuels scolaires. Autant dire alors que même nos universitaires ne maîtrisent pas comme il se doit, voire pas du tout, ce dossier. C’est dans cette quête de vérité et la réhabilitation de cette opération historique que l’Union Nationale de la Jeunesse Algérienne (UNJA), Secrétariat de wilaya de Tizi-Ouzou que préside M. Saâdi Si M’hidine, a programmé un colloque autour de ce thème pour la journée de jeudi prochain à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.

Au programme, il y aura des communications, un film documentaire sur « l’Oiseau Bleu » réalisé par Mme Razika Mokrani, des témoignages de ceux qui ont vécu cette opération, une exposition de photos et autres documents d’archives ainsi que des éléments matériels et immatériels ayant directement trait à cette page d’histoire de la guerre d’indépendance du pays.

Selon le secrétaire général de wilaya UNJA, seuls 05 Moudjahidine ayant vécu cet événement sont encore de ce monde lesquels sont invités à prendre part à cette manifestation scientifique en leur qualité de témoins privilégiés. Et en attendant la tenue de ce colloque lequel s’annonce à coup sûr prometteur, nous jugeons utile de reproduire certains écrits produits par des plumes d’outre-mer sur « l’Oiseau Bleu ».

« L’opération Oiseau bleu, ou la « Force K », écrit une plume française, fut mise par le SDECE (services secrets français) en 1956, deuxième année de la guerre d’Algérie. Le projet, élaboré semble-t-il à la fin de 1955 au niveau du Gouvernement Général d’Algérie puis de les transformer en commandos clandestins, opérant avec des tenus et des armes analogues à celles de l’ALN, le bras armé du FLN, et chargés de mettre en œuvre un véritable « contre-maquis » en Kabylie baptisé « Oiseau bleu » ou « Force K » comme « Kabyle ».

Soldée par un cuisant échec, mieux, par un total retournement puisqu’elle approvisionnera le FLN en armes, hommes et fonds. Cette opération, longtemps tenue au secret, est encore largement ignorée des historiens et des opinions française et algérienne…. ». « C’est en Indochine que les Français, l’auteur de ces révélations, avaient eu pour la première fois l’idée d’utiliser à leur profit les rivalités séculaires entre les différents groupes ethniques et plus précisément celles opposant les minorités et les sectes Annamites parmi lesquelles se recrutaient les principaux membres du Viêt-Minh. Au printemps I956, ce procédé est repris en Algérie, notamment en Kabylie, zone traditionnellement réputée hostile aux Arabophones. Au cours de l’été 1955, la rébellion FLN, conduite en Kabylie par Krim Belkacem et Saïd Mohammedi, devient de plus en plus active… ».
Sur le plan organisationnel, la plume française écrit : « D’abord sollicité pour la prise en charge d’une opération qui aurait pour but la constitution d’un « contre-maquis » en Kabylie maritime, le Service Action du SDECE se récuse, répugnant à s’engager dans une affaire initiée par d’autres et qui, par ailleurs, ne paraît pas bénéficier d’une discrétion suffisante. Le Gouverneur général, Jacques Soustelle, par son conseiller, Eydoux, et le directeur de la police d’Alger, Pontal, obtient du général Lorillot, commandant de la 10e Région militaire et son 2° Bureau, un accord pour le montage de « contre-maquis » en Kabylie Maritime. Le capitaine Benedetti du Service de Renseignement Opérationnel en sera le correspondant.
Décidée dans le courant de 1955, l’opération « Oiseau bleu » et ensuite « Force K » comme deuxième nom sera poursuivie par le Gouverneur Lacoste qui succède à Soustelle. Il est demandé au capitaine Camous de superviser les détails pratique de l’opération. Ce dernier, avec la méfiance qui convient, fruit d’une longue expérience des missions spéciales, laisse d’abord agir les services de police, manipulateurs de l’agent infiltré, véritable clé du système. L’inspecteur de la DST Ousmeur, lui-même d’origine kabyle, sur l’ordre de sa hiérarchie, entre en contact avec Tahar Hachiche, un de ses « obligés » d’Azazga ? Ce dernier accepte facilement l’idée d’aider à la constitution d’un maquis ani-FLN dans cette région où les partisans du MNA sont nombreux. Il s’ouvre de ces propositions à Ahmed Zaïdat, aubergiste-épicier, bien introduit auprès de la population. Apparemment intéressé, ce dernier se garde bien de révéler qu’il occupe des fonctions dans la structure FLN, se contentant de demander un bref délai de réflexion. En fait, il compte à son ami, le garagiste Mohamed Yazouren, ami de Saïd Mohammedi, lequel encouragea Krim Belkacem réticent au début. Ils lui confièrent l’organisation et la responsabilité de la manœuvre. Sur le terrain, en particulier à Iflissen, Omar Toumi se chargea du recrutement, et Mehlal Saïd est chargé du recrutement au niveau de la région d’Azazga (une stèle est érigée à Azazga en l’honneur de Mehlal Saïd et Zaïdat Ahmed pour leur contribution dans l’opération « Oiseau bleu »). Toumi a toute la confiance du capitaine Maublanc qui commande la Compagnie du 15° BCA, responsable du secteur .
L’accord de Zaïdet obtenu, Hachiche réclame les armes et les fonds promis. Alger s’exécute aussitôt. La camionnette qui livre le journal l’Echo d’Alger apporte les premières armes (des mousquetons, des Garand, des Stein, des fusils de chasse), les munitions correspondantes et 2 millions de francs. Ainsi, 200 armes de guerre sont livrées en janvier 1956, 80 en février-mars. Les fonds attribués par le Gouverneur Général s’élèvent à 9 millions de francs par mois ».
S’agissant du déroulement de l’opération « Oiseau bleu », l’historiographe écrit : « C’est le 15° BCA qui doit aider les hommes de la « Force K » qui sont lancés sur le terrain dès le début du mois d’avril 1956. Les premières semaines sont excellentes : les hommes du 15° BCA découvrent de nombreux cadavres de rebelles abattus lors de combats contre le FLN. Cependant, l’identité des hommes abattus est toujours invérifiable. Devant ce succès, l’armée continue à fournir : armes, munitions, matériel et argent au groupe kabyle qui fait du « bon travail ». On s’inquiète pourtant de temps lorsque on découvre que des anciens combattants, des partenaires de la France ou des gardes champêtres sont assassinés. Mais le FLN est présent ! Le capitaine Camous ne semble pas satisfait car il ne peut contrôler la « Force K » comme prévu . Dans son rapport, il mentionne trois faits troublants :
I-Il n’y a jamais de blessés ni de morts dans les rangs,
2-Les hommes qui sont abattus sont toujours des membres du MNA ou des personnes pro-françaises,
3-Les chefs de la « Force K » exigent toujours plus d’armes et de munitions.

Il alerte le général Lorillot qui obtient l’arrêt des livraisons d’armes et la constitution d’un commando chargé de suivre l’action de la « Force K » sur le terrain. Ce commando sera dirigé par le capitaine Hentic. Il comprend un adjoint, le lieutenant d’Hauteville, quatre sous-officiers et 25 hommes. Le groupe s’installe à Tigzirt. Les premiers contacts entre les chefs de la « Force K » et le commando manquent de cordialité. Les renseignements fournis par Tahar Hachiche sont toujours anciens. La liste des combattants de la « Force K » montre que ce ne sont pas des noms kabyles. Au cours d’un accrochage, le commando tue un rebelle. Dans les papiers du mort, on découvre une photo où l’on voit le rebelle poser avec des membres de la « Force K ». D’autres rebelles tués étaient armés de fusils remis à ce même groupe. Plus grave, une embuscade est tendue à Timerzouguène à un groupe de chasseurs. Dix hommes sont tués et leurs armes disparaissent. Une autre fois, le 1er octobre I956, au douar d’Iflissen, un groupe de la « Force K » appelle à l’aide la 2° compagnie du 15° BCA. Cette dernière tombe dans une embuscade. Deux hommes sont tués et six sont blessés. Le capitaine Hentic découvre avec stupéfaction que les hommes recrutés ont été rapidement coiffés par le FLN qui profitait, grâce à la « Force K » de la naïveté des Français. Le FLN a donc pu recevoir des armes de guerre qui lui ont servi à exécuter leurs rivaux du MNA et tout le personnel pro-français dont les cadavres, après mise en scène macabre, étaient présentés comme des maquisards du FLN.
L’armée française se rend enfin compte qu’elle a été bernée. Krim Belkacem demande à ses hommes de rejoindre les maquis FLN avec armes et bagages. Ainsi, Mehalal Saïd, Zaïdet Ahmed, Makhlouf Saïd et Hammadi réussissent à rejoindre l’ALN et Omar Toumi tombe au champ d’honneur à Iflissen. Krim Belkacem écrit une lettre au Gouvernement Général :
« Monsieur le Ministre, Vous avez cru introduire, avec la « Force K » un cheval de Troie au sein de la résistance algérienne. Vous vous êtes trompé. Ceux que vous avez pris pour des traîtres à la patrie algérienne étaient de purs patriotes qui n’ont jamais cessé de lutter pour l’indépendance de leur pays et contre le colonialisme. Nous vous remercions de nous avoir procuré des armes qui nous serviront à libérer notre pays. »

L’aventure de la « Force K » est terminée. Cette opération est un échec indéniable et une humiliation pour l’armée française, dû au départ, à une erreur du jugement des initiateurs qui ont, certes avec imagination, mais sans respect des règles de sécurité, bâti une entreprise qui, par la suite, a été insuffisamment suivie par des militaires sans compétence sur le sujet ».

Telle a été l’opération « Oiseau bleu » ou du moins selon certains dires des Français. Bien sûr, l’armée française, éclaboussée dans sa réputation par cette affaire, et à l’instar des armées du monde où l’honneur se lave d’une façon ou d’une autre et quel qu’en soit le prix, a eu sa revanche en intoxiquant l’ALN avec l’opération la « Bleuite ». La « Beuite », comme le dira plus tard le général à la retraite, Khaled Nezzar, a fait des dégâts considérables dans les rangs de l’ALN. Beaucoup de vaillants et honnêtes combattants de l’ALN ont passé à la trappe. Mais quelle est donc cette guerre où l’on ne commet pas des erreurs ?

mardi 10 décembre 2013

Le MAK ouvre un débat citoyen sur l'avant-projet pour un Etat kabyle | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Communiqué :
Le MAK a jugé opportun d’ouvrir ce débat en ce jour universel des droits de l’Homme et met à la disposition des intervenants une adresse e-mail (afranimanitmurttaqvaylit@gmail.com )pour réceptionner les contributions des citoyens. Ci-après le communiqué suivi de l’avant-projet mis en débat.
10/12/2013 - 18:24 mis a jour le 10/12/2013 - 18:31 par La Rédaction

AFRANIMAN I TMURT TAQVAYLIT
MOUVEMENT POUR AUTODÉTERMINATION DE LA KABYLIE
Conformément à la délibération du conseil national réuni en session ordinaire le 04 octobre, consacrant le passage du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie au Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie,
Conformément à la résolution sur l’organisation d’une conférence nationale des cadres du mouvement, le 03 janvier 2014 dans le département de Vgayet, en vue d’entériner cette évolution politique et naturelle et d’adapter les textes fondateurs du mouvement,
A l’occasion de célébration de la déclaration universelle des droits de l’homme, la commission préparatoire de la conférence nationale des cadres du MAK soumet au débat, en ce jour du 10 décembre 2013 l’avant-projet pour un Etat kabyle.
Les citoyennes et les citoyens kabyles sont invités à enrichir ce document avec leurs critiques constructives et leurs suggestions en envoyant leur contribution à cette adresse e-mail : afranimanitmurttaqvaylit@gmail.com.
Mohand Ouamer Hachim, Président de la commission préparatoire de la conférence nationale des cadres.
Avant-Projet pour un Etat Kabyle
Préambule
1. Considérant l’identité et la forte personnalité du peuple kabyle façonnées et affirmées au fil des siècles à travers une langue, une culture et une civilisation émanant de la grande famille amazighe, une conscience collective, une histoire commune ,une organisation sociopolitique à nulle autre pareille et un attachement séculaire et viscéral aux valeurs de démocratie, de liberté, de laïcité, de solidarité et de respect d’autrui,
2. Considérant le rôle de premier plan joué par la Kabylie dans le mouvement national algérien et la guerre d’indépendance dans laquelle elle s’était massivement engagé,
3. Considérant le Congrès de la Soummam de 1956 qui avait consacré le principe de l’autonomie des wilayas dont la Kabylie (wilaya 3).
4. Considérant l’exclusion de la Kabylité dans la définition de l’Algérie et les discriminations officielles, en tous genres, frappant le peuple Kabyle depuis l’indépendance de l’Algérie à ce jour.
5. Considérant l’isolement politique de la Kabylie par l’Algérie , du soulèvement du FFS en 1963 au « Printemps noir » qui l’a endeuillé de 2001 à 2003, en passant par le « Printemps Amazigh de 1980 », « le boycott scolaire de 1994-95 », « la révolte populaire à la suite de l’assassinat de MATOUB Lounès »,les nombreuses marches de protestations populaires kabyles, dont la plus emblématique s’est déroulée le 14 juin 2001...
6. Considérant le divorce consommé entre la Kabylie et l’Etat algérien du fait du recours systématique de ce dernier à l’assassinat politique et à la répression sanglante ; et considérant l’usage d’armes de guerre, chaque fois que le peuple kabyle exprime son droit à l’équité et à la justice, son attachement à son identité millénaire ; et ce depuis plus d’un demi-siècle.
7. Considérant la ré-émergence des "Archs" kabyles en tant que mouvement citoyen limité à la Kabylie et la plate-forme d’El Kseur dont la satisfaction pleine et entière ne peut concrètement se réaliser que dans le cadre d’un Etat Kabyle.
8. Considérant que la Kabylie a été indépendante jusqu’en 1857 et qu’elle à été rattachée en 1871 à l’Algérie, une colonie française créée à la suite d’un décret colonial signé du Général Schneider, ministre français de la guerre en date du 14 octobre 1839.
9. Considérant que chaque Etat existant de par le monde est le produit naturel de l’Histoire de son peuple.
10. Considérant les expériences catalane, flamande, écossaise, galloise, sarde, québécoise, sud soudanaise, kosovare ainsi que l’émergence des nouveaux Etats issus de l’ancienne Yougoslavie artificiellement construite par la dictature communiste.
11. Considérant
- la Charte des Nations Unies,
- la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme,
- la Déclaration de Fribourg,
- le Pacte international relatif aux Droits Civils et Politiques de 1966,
- le Pacte international relatif au Droit culturel, sociaux et économiques de 1966,
- la Charte de Droits des Peuples adoptée à Alger en 1976,
- la Charte de l’Union Africaine pour les Droits de l’Homme et des Peuples.
12. Considérant l’article 27 de la constitution de l’Etat algérien qui stipule : L’Algérie est solidaire de tous les peuples qui luttent pour la libération politique et économique, pour le droit à l’autodétermination et contre toute discrimination raciale.
13. Considérant la déclaration de l’Organisation des nations unies (ONU) sur les droits des peuples autochtones adoptée le 13 septembre 2007 dont l’Article 4 stipule que« Les peuples autochtones, dans l’exercice de leur droit à l’autodétermination, ont le droit d’être autonomes et de s’administrer eux-mêmes pour tout ce qui touche à leurs affaires intérieures et locales, ainsi que de disposer des moyens de financer leurs activités autonomes ».
14. Considérant l’Assemblée Générale de l’ONU du 12 décembre 2010 qui réaffirme le « droit inaliénable à l’autodétermination de tous les peuples des territoires non autonomes ».
15. Considérant la résolution 2625 (XXV) du 24 octobre 1970, intitulée « Déclaration relative aux principes du droit international touchant les relations amicales et la coopération entre les États conformément à la Charte des Nations-Unies » et stipulant que « La création d’un Etat souverain et indépendant, la libre association ou l’intégration avec un Etat indépendant ou l’acquisition de tout autre statut politique librement décidé par un peuple constituent pour ce peuple des moyens d’exercer son droit à disposer de lui-même ».
16. Considérant que la Kabylie remplit tous les critères requis à l’accession au statut d’un Etat souverain siégeant au sein de l’Organisation des Nations Unies.
17. Dans le souci :
- d’assurer la pérennité et la prospérité de la Kabylie, en tant que peuple et nation, menacée par les politiques racistes et négationnistes de l’Etat algérien,
- de mettre un terme à la confrontation permanente et dramatique entre le peuple kabyle et les institutions arabo-islamiques algériennes,
Le mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie propose au débat cet Avant-projet pour un Etat Kabyle :
Chapitre I : Définition
1. Par sa langue, sa culture, ses fondements sociopolitiques et son Histoire passée et récente, le Peuple Kabyle s’est forgé une identité et une personnalité qui lui sont propres.
2. Hommes libres de souche amazighe, tous les Kabyles forment un seul peuple et une seule nation. Tous ses citoyens, sans exception aucune, sont égaux en droits et en devoirs.
3. La Kabylie est la patrie des citoyens kabyles. Elle recouvre l’espace historique de l’ex « Wilaya III », ajusté aux réalités sociolinguistiques du pays kabyle.
4. Le kabyle est la langue officielle de la Kabylie. L’école kabyle enseignera dans toutes les langues nécessaires à l’épanouissement et au rayonnement culturel, économique, social et politique de la Kabylie.
Chapitre II : Valeurs
« La souveraineté de la Kabylie ne saurait se justifier sans que les valeurs ancestrales kabyles, adaptées aux valeurs modernes et universelles, ne constituent ses principes et ses fondements ».
1. L’Etat kabyle consacrera le respect des Droits Humains, sans distinction de sexe, de race, de langue ou de religion. Par conséquent, le statut personnel sera uniquement régi par des lois civiles égalitaires.
2. La liberté de culte et de conscience seront garanties par l’Etat kabyle. La laïcité y sera consacrée en vertu des valeurs de liberté, de respect et de tolérance religieuse, incarnées par le précepte ancestral de « Jmaε Liman ». Les religions et les croyances relèveront du domaine privé et strictement individuel.
3. En vertu de son organisation sociopolitique et de la pratique ancestrale de la démocratie villageoise, le système politique de l’Etat Kabyle sera fondé sur les principes universels de la démocratie. La démocratie régira le fonctionnement de toutes les institutions élues de l’Etat kabyle.
4. La Kabylie restera prioritairement solidaire avec les Amazighs, avec les autres peuples d’Algérie et tous les peuples qui luttent pour leurs droits culturels, identitaires, économiques et politiques.
5. La Kabylie sera davantage ouverte aux Algériens et inversement, l’Algérie aux Kabyles, dans le cadre de relations privilégiées de coopération d’Etat à Etat, quel que soit le statut qui sera défini par voie référendaire.
Chapitre III : De l’Etat Kabyle
1. En tant que peuple et en tant que nation, la Kabylie doit disposer de son propre Etat. Le peuple kabyle définira librement et souverainement sa forme par voie référendaire.
2. Quelle que soit la forme de l’Etat qui sera choisie par le peuple kabyle, l’autorité politique sera exercée de manière démocratique, républicaine et égalitaire, conformément aux valeurs ancestrales kabyles qu’il convient simplement d’adapter aux exigences modernes. Fort de sa douloureuse expérience après la guerre d’Algérie, le peuple kabyle ne saurait quitter une dictature pour en rejoindre une autre.
3. Le parlement kabyle, démocratiquement élu, devra respecter la représentativité effective de tous les Archs de Kabylie. Une fois élu, le parlement désignera, en fonction de sa composition politique, un chef de l’exécutif pour former un gouvernement qui devra néanmoins répondre au principe de consensus général qui régissait harmonieusement la vie sociopolitique de la Kabylie ancestrale.
4. En plus du parlement, d’autres institutions nécessaires au fonctionnement des institutions de la Kabylie seront créées : Conseil constitutionnel, Conseil régionaux, Conseil des Archs, Sénat, Divers organes de contrôle des exécutifs, etc...
5. Les Archs et confédérations des Archs, dissous par le régime colonial français après le soulèvement de 1871, reprendront leur place naturelle dans l’organisation sociopolitique du pays kabyle. Ils remplaceront les Assemblées Populaires Communales qui ont pris la relève des « sections administratives des affaires indigènes » d’avant l’indépendance. Chaque village, chaque quartier (institutions de base du pays kabyle) seront représentés proportionnellement au nombre de leurs habitants.
6. L’Etat kabyle disposera de ses propres armoiries, de sa propre devise et de son propre drapeau.
7. Dans tous les cas de figure à l’issue du référendum, les domaines de compétence de l’Etat kabyle comprendront tous les domaines de la vie quotidienne ; notamment ceux ayant trait à la sécurité civile, à l’éducation, à la culture, à la santé, à la justice et aux droits humains, à l’information et aux médias, aux transports et à leurs infrastructures, aux finances et à la fiscalité, au budget et à l’économie en général, à l’environnement, à l’aménagement du territoire et à l’exploitation des ressources et des richesses naturelles.
Quelle que soit la forme de l’État issu du référendum d’autodétermination, le peuple kabyle exercera une souveraineté pleine et entière sur ces ressource naturelles existantes ou à découvrir.
8. La défense, l’émission de la monnaie et la définition de la politique étrangère sont des domaines de compétence qui seront définis en fonction du statut politique qui émanera de la volonté librement exprimée par le peuple kabyle à l’issue du référendum d’autodétermination de la Kabylie.
Chapitre IV : Modalités
1. L’Etat Kabyle sera proclamé à l’issue d’un référendum sur l’autodétermination organisé en Kabylie, sous garantie internationale.
2. La forme de l’Etat kabyle (Etat Autonome, ou Indépendant) sera définie par le peuple kabyle selon le statut politique qu’il aura librement et souverainement choisi.
3. Les modalités de mise en œuvre du référendum d’autodétermination seront négociées avec l’Etat algérien, sous l’égide des instances internationales, par des délégués, issus de tous les Archs de Kabylie, élus à cet effet au cours du Congrès national kabyle qui sera convoqué, comme déjà annoncé, à l’initiative conjointe du MAK et du GPK.
4. Enfin, une Constituante sera élue pour rédiger la future Constitution kabyle sur la base du choix exprimé par le peuple kabyle à l’issue du référendum.
Kabylie, le 10 décembre 2013,
Pour la Commission préparatoire de la conférence nationale des cadres ,
La sous -commission « textes »
Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK)